Née à partir de modèles en miniature, la voiture électrique a connu de nombreux rebondissements à partir de XIXe jusqu’au début du XXIe siècle. Voici les différents événements qui ont marqué l’histoire de ce véhicule.

Naissance de la voiture électrique

L’ historique de la voiture électrique débute au XIXe siècle, notamment entre 1832 et 1839, période pendant laquelle cette dernière a vu le jour. Il faut savoir que ce type de véhicule est doté de différents moteurs électriques qui fonctionnent grâce à une pile combustible, une batterie d’accumulateurs ou un moteur thermique combiné à un générateur électrique.

Certains racontent que ce serait Robert Anderson, un homme d’affaires venant d’Écosse, qui aurait inventé cette voiture à travers sa carriole électrique. D’autres affirment que c’est Thomas Davenport, un forgeron américain, qui aurait fait connaître cette invention en 1834, par le biais de son petit modèle de train électrique.

En 1835, le Néerlandais Sibrandus Stratingh fabrique ce type de véhicule en miniature en vue de réaliser une expérience. L’Écossais Robert Davidson conçoit, vers 1838, un modèle semblable à celui de Thomas Davenport dont la vitesse peut atteindre les 6 km/h. Néanmoins, tout comme celui du forgeron américain, la batterie de sa locomotive n’était pas rechargeable.

Grâce à la batterie rechargeable au plomb acide, inventé par le Français Gaston Planté en 1865, le fonctionnement de ce véhicule est amélioré. Après l’intervention de Camille Faure, en 1881, ce dernier se développe et commence à se faire connaître.

La fin du XIXe marquée par le succès de cette automobile

Thomas Parker aurait conçu la première voiture électrique pouvant circuler vers 1884. La photo publiée par son petit-fils Graham Parker en 2009 le dévoile assis dans son véhicule. Durant la même période, vers 1891, celle qui sera considérée comme la première vraie voiture électrique voit le jour avec le véhicule fabriqué par William Morrison.

En 1896, la Riker électrique d’Andrew Riker occupe la première place lors d’une course automobile. Les taxis électriques sont, quant à eux, utilisés pour la première fois dans les rues de New York vers 1897.

Atteignant une vitesse de 105 km/h, « La Jamais Contente » est construite par une société belge en 1899. Ressemblant à une torpille, cette auto était la première parmi les modèles électriques à dépasser les 100 km/h. Elle était dotée de pneus Michelin et était pilotée par le Belge Camille Jenatzy.

Durant la fin du XIXe siècle, l’historique de ce véhicule est marqué par son fulgurant succès en Europe et aux États-Unis. Utilisés en ville, les taxis électriques étaient munis de batteries au plomb avec un poids de plus de 100 kg. Ces dernières étaient rechargées dans des stations spécialisées.

L’automobile à essence, un concurrent signifiant

Vers 1900, plus du tiers des voitures qui circulent sont électriques, concurrençant ainsi les modèles à vapeur et à essence. Celles-ci se retrouvent généralement en ville où les routes sont favorables à ce type de véhicule. Faciles à manier, les automobiles électriques attirent surtout les femmes.

Entre 1904 et 1905, les États-Unis dépassent la France en occupant le premier rang en matière de production internationale d’automobiles. Construit par Wood vers 1902, le Phaeton pouvait rouler à une vitesse de 22,5 km/h sur 29 kilomètres. Son prix était fixé à 2000 $.

Vers 1912, de nombreuses voitures électriques voient le jour. Elles sont par la suite concurrencées par les modèles à essence qui finissent par les dépasser. Ces premières automobiles perdent par la suite de leur succès dans les années 1920. Cela est dû notamment à leur prix deux fois plus élevé que les véhicules à essence, à leur déficit de puissance, leur vitesse peu élevée, leur faible autonomie et la disponibilité de l’essence.

Afin de diminuer la pollution de l’air, le congrès américain encourage, vers 1966, la construction de véhicules électriques. Face à l’augmentation du prix de l’essence en 1973, l’opinion publique appuie cette recommandation. Ainsi, vers la fin des années 1960, ces automobiles connaissent à nouveau le succès.

Regain de succès de ce véhicule entre 1990 et 2000

La Buick Skylark de General Motors, première voiture hybride, est construites en 1972 par Victor Wouk. Roulant à une vitesse de 48 km/h sur 64 kilomètres, la Vanguard-Sebring CitiCar est présentée au Electric Vehicle Symposium de Washington, D.C. en 1974.

Afin de développer la nouvelle voiture électrique EV1, le président de GM Roger Smith procède à un lancement de fond de recherche en 1988. Le Zero Emission Vehicle (ZEV) est voté en 1990 par l’État de la Californie. Ce plan prévoit qu’en 1998, 2 % de ces automobiles devaient avoir zéro émission polluante. Ce pourcentage a été revu à 10 % en 2003.

Par ailleurs, GM construit 1117 EV1 entre 1996 et 1998. 800 d’entre elles seront mises à la location pour un contrat de 3 ans. En outre, la Prius lancée par Toyota en 1997 est la première voiture hybride à être vendue en série. Après cela, entre 1997 et 2000, de nombreux constructeurs de renom tels que Ford, Honda, Toyota, Nissan, etc. commercialisent leurs modèles électriques hybrides.